

WWOOFING : un terme qui est entré dans le jargon local de pays comme la Nouvelle Zélande, le Canada ou encore le Japon, mais qui tarde encore à trouver sa place dans le vocabulaire du vieux continent…
Le WWOOFING c’est quoi ?
Malgré la résonance phonétique, le WWOOFING ne s’adresse pas au meilleur ami de l’homme mais à l’homme lui-même et au monde qui l’entoure. Ce terme, qui est entré dans le jargon local de pays comme la Nouvelle Zélande, le Canada ou encore le Japon, mais qui tarde encore à trouver sa place dans le vocabulaire du vieux continent…
WWOOF est en fait l’abréviation anglaise de World Wide Opportunities on Organic Farms (Opportunités Mondiales dans les Fermes Bio). Le concept est simple :
en échange de quelques heures de travail journalier, vous partagez la vie locale de vos hôtes qui vous logent et nourrissent gratuitement, tout en bénéficiant d’une grande part de temps libre pour vos loisirs. En d’autres termes, c’est une opportunité à saisir si vous disposez d’un budget limité mais que vous souhaitez malgré tout partir à la découverte d’un pays, vous perfectionner dans une langue, apprendre des techniques d’agriculture biologique ou, tout simplement, vous mettre au vert et à la vie écolo.
Comment devenir WWOOFER ?
Tout le monde peut « wwoofer » et ce de façon totalement gratuite. Il est vrai qu’il est plus facile de trouver des hôtes par soi même (internet ou bouche à oreille) dans des pays où le concept est plus répandu. Dans tous les cas, vous pouvez consulter le site web du réseau WWOOF qui vous intéresse et, moyennant une modique somme variant selon les pays (15€ en France), vous obtiendrez un listing d’hôtes sur la zone de votre choix. La plateforme internationale www.wwoof.org regroupe les sites de chaque pays. A titre d’exemple, vous pouvez consulter le réseau français www.wwoof.fr où vous trouverez toutes les réponses à vos questions.
WWOOFER à la campagne… et en ville aussi !
Si vous n’avez pas la main verte mais que le concept vous intéresse, sachez que le wwoofing a eu tellement de succès qu’il s’étend désormais à toute organisation, personne ou famille ayant besoin d’un coup de main dans son activité quotidienne, qu’elle soit lucrative ou non. Vous pourrez ainsi améliorer votre anglais en devenant réceptionniste dans une auberge de jeunesse en Australie, vivre votre passion pour les chevaux en accompagnant des touristes en randonnée équestre en Andalousie ou encore exprimer vos talents d’artiste dans un écovillage alternatif en Nouvelle Zélande. Les opportunités sont diverses et chacun peut trouver chaussure à son pied. La plateforme Help Exchange (www.helpx.net) a ainsi repris l’idée du wwoofing en se basant sur le concept d’échange et met en relation les « helpers » et les hôtes. L’accès aux adresses ne coûte que 20€ et il est valable 2 ans dans tous les pays du monde.
Et pour ceux qui hésitent encore…
Une expérience à l’étranger est toujours valorisante sur un CV et vous pourrez faire valoir l’aspect bénévole. Le wwoofing fournit, en outre, un excellent pied à terre en attendant de trouver un job rémunéré (d’autant plus que vous vivrez avec des locaux qui seront une source non négligeable de bons plans et de contacts).
Au-delà de vos aspirations personnelles, n’oubliez pas que vous vous rendrez forcément utile et bien souvent pour des actions en relation directe avec l’environnement et le développement durable. Mais le plus beau bénéfice est sans hésiter l’échange humain et le souvenir que vous en garderez toute votre vie…