

« Douze Jours pour S’échauffer sur le climat à COPENHAGUE » / « Le monde des affaires veut se faire entendre » / « Jour J pour la planète » / « Trois courants pour un accord ; les gros pollueurs, les pays du Sud, l’Union Européenne » / « L’avenir entre nos mains » / « Décroitre pour revivre »…. Voilà un exemple de comment les journaux ont suivi la conférence des Nations Unies de Copenhague (COP15). COP15 s’est conclue sur un accord politique qui limite l’augmentation de la température en 2050 a 20C, une réduction des émissions de Gaz à Effet de Serre et une augmentation des financements.
« We have sealed the deal » (nous avons scellé l’accord), c’est avec ces mots que le secrétaire générale des Nations Unies Ban Ki-Moon a mis fin à la conférence en ajoutant «This accord cannot be everything that everyone hoped for, but it is an essential beginning » (cet accord n’est probablement pas ce que tout le monde espérait mais il a enclenché le processus) Finalement un accord a été acquis, « L’accord de Copenhague ». Dans cet article nous analyserons les réalisations d’un sommet décevant, qui a rassemblé les représentants de 192 Etats et qui est devenu durant 12 jours le centre du monde. Cet accord a reconnu le point de vue scientifique qui préconise une limitation de l’augmentation de la température globale de moins de 2 degrés afin de retarder les effets néfastes résultants des changements climatiques. Pour atteindre cet objectif, l’accord a défini deux principales mesures à respecter :

A l’instar de la communauté scientifique, tout le monde semble se rejoindre sur le fait que les accords conclus à Copenhague sont des accords à minima. Il a donc d’ores et déjà été convenu de se retrouver vers 2015 pour faire le point et envisager de nouvelles mesures. Celles-ci pourront considérer une limitation de l’augmentation de la température mondiale de 1.50 C au lieu de 2°C. De plus, les représentants des Etats envisagent des actions rapides sur les concepts de financement, d’adaptation, de technologie et la réduction des émissions due à la déforestation dans les pays en voie de développement et à la construction. Pour ce faire, de nouveaux mécanismes seront mis en place pour accélérer le développement et le transfert des technologies.
Pour atteindre ces buts, un fond d’aide spécial devrait être créé, le « Copenhagen Green Climate Fund » pour un support immédiat sur le changement climatique. Les engagements financiers consentis par les pays développés pour les 3 prochaines années s’élèveront à environ 30 milliards de dollars et pourraient atteindre à compter de 2020 un fond annuel de 100 milliards de dollars pour aider les pays en voie de développement. Voila en bref les résultats de la conférence qui a mobilisé l’attention des citoyens du monde avec un souhait de trouver les solutions adéquates à cette catastrophe planétaire.
Oui c’est vrai, c’est incompréhensible. Douze jours de réunions, de débats, d’attente et aucune stratégie n’est mise en place pour enclencher les principales mesures de l’accord. C’est tellement vague qu’on n’aperçoit pas des cibles ou limites pour les émissions de GES et apparemment il faut attendre et attendre et attendre …

Malheureusement les enjeux politiques l’ont emporté sur les urgences mondiales (COP15 s’est conclue sur un accord politique); (i) les grands pollueurs présents espéraient un accord faible (preuve de leurs intentions réelles), (ii) les pays « reconnus » comme défenseurs de la planète ne se sont pas opposés avec force et (iii) les pays pauvres n’avaient pas le pouvoir ni les moyens d’imposer leur point de vue. Le problème réside dans le fait qu’aucun traité sur le modèle de Kyoto n’a été prévu. L’espoir et notre manière d’agir sont les seuls outils de combat pour atteindre les solutions nécessaires. Ensemble chaque mois nous regarderons l’évolution de cet accord à travers le monde entier et nous verrons comment les politiciens élus par les citoyens du monde vont mettre en actes les décisions de l’accord de Copenhague.
Entre temps je vous laisse le soin de vous poser des questions sur ce grand événement mondial. Les résultats correspondent-ils à vos attentes ? Comment faut-il agir ? Est ce que penser mondialement et agir localement est la bonne solution ? Comment inciter les pays pollueurs à être plus sensibiliser par ce problème mondial ? Est-ce que le vrai problème est le choix politique ? Peut-on dire joyeuse planète et bon accord Copenhague ?
Elie SAHYOUN