L'horreur : l'expérimentation animale en images

!!! Attention, certaines images peuvent heurter la sensibilité des lecteurs !!!

Les tests sur les animaux

Beaucoup ignorent la manière dont sont traités les animaux au nom de la science.

La vivisection (expérimentations dans lesquelles sont utilisés des animaux) est l’une des pratiques les plus occultes, discutées et discutables de la science et de l’industrie. Les sciences médicales, physiques et biologiques utilisent des animaux dans leurs laboratoires, mais aussi, l’industrie du tabac, l’industrie militaire et l’industrie chimique en général.

Depuis le 16ème siècle, les animaux sont utilisés comme cobayes pour étudier les mystères du corps, de la circulation sanguine, mais aussi pour tester les effets des médicaments, des poisons, des substances et vérifier l’innocuité des procédés scientifiques et industriels. Des primates, des lapins, des souris, des rats, des chiens, des chats, des porcs et d’autres animaux sont massacrés au nom de la science et du progrès.

Trois animaux meurent à chaque seconde dans les laboratoires du monde entier.

Chiffres de l'expérimentation animale

Selon One Voice (voir site), qui se consacre à la lutte contre l’expérimentation animale qui recueille des données depuis de nombreuses années :

  • 12,1 millions d’animaux sont utilisés pour des expérimentations dans 27 pays de l’UE
  • 3 pays réalisent 50% de ces expérimentations (par ordre décroissant) : la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne.
  • 33% de ces animaux sont utilisés pour la recherche scientifique. Aucun résultat médical probant n’a été observé.
  • + 892 % pour des expérimentations dans le secteur de l’alimentation pour les animaux familiers
  • + 107 % pour les tests cliniques pour les cosmétiques bien qu’ils soient interdits par la normative 2003/15/CE
  • + 4,86 % des animaux utilisés en France comparé à 2001
  • + 140 000 souris utilisées en France comparé à 2001
  • 336 727 animaux sacrifiés en France, dont 285 chiens et 229 primates (Extrait du rapport statistique 2005 de la Commission Européenne et du rapport statistique  2004 du Ministère de l’éducation supérieure et de la recherche français)

99% de ces expériences sont répétitives et son seulement réalisées dans le but de justifier l'octroi de bourses et des parrainages, ou afin de voir publier les résultats d’un travail et d’en tirer une certaine notoriété au sein de la communauté scientifique.  Ces chercheurs dédaignent l’importante base de donnée existantes qui rendent inutiles toute répétition d’expérience et de tests et dont la majorité ne sont pas applicables au genre humain. Dans certains cas, ces expériences ralentissent le progrès scientifique.

Dans d’autres cas, après avoir sacrifié des milliers d’animaux, les substances testées doivent être retirées du marché, comme certains médicaments, qui malgré leur test sur animaux se sont avérés dangereux pour l’homme, dus à des effets secondaires ou une totale contre indication pour certains patients. Ces conclusions erronées ont entraîné la mort de beaucoup de gens mais n’ont pas encore remis en question l’inutilité de ces méthodes.

D’autres scientifiques utilisent les tests sur les animaux pour satisfaire une curiosité malsaine, ils jouent à être Dieu, avec des transplantations de tête réalisés par le neurochirurgien Robert J. White, de la Case Western Reserve University, Cleveland, USA. Les primates n’ont survécu que 96 heures après les effets de l’anesthésie. Pour quand est-ce qu’il programmait ses expériences sur des êtres humains ?

La société ferme les yeux car elle veut tirer parti de ces expérimentations et ne souhaite pas savoir en quoi elles consistent ni comment elles se déroulent. En invoquant le respect des animaux et en dénonçant ces pratiques cruelles, certains pensent que nous nous opposons au progrès de la médecine au détriment des êtres humains. Car pour beaucoup, au nom de la science, au nom de la santé humaine, tout est justifié.

Un "animal de laboratoire" est un être sain sur lequel on provoque une maladie afin de le soumettre par la suite à des opérations chirurgicales pour la guérison, non pas pour guérir l’animal, mais pour trouver un remède à la maladie. Il subit toutes les douleurs liées à la maladie et seule la mort l’attend car dès qu’il est considéré comme inutile, il sera sacrifié. De plus, pendant tout le processus, l’animal est prisonnier à vie de sa minuscule cage et il sait très bien, que chaque fois qu’on le sort de sa prison, c’est pour lui infliger des traitements douloureux. Des singes, des chiens, des chats, des chevaux, des vaches, des porcs, des lapins, des moutons, des chèvres, des chinchillas, des marmottes, des souris, des rats, tout type de mammifères, des reptiles et même des chauves-souris, des oiseaux, des poissons, etc. constituent le matériel de travail des laboratoires.

Tests dans l’industrie cosmétique

L’industrie cosmétique est l’exemple même de l’inutilité de 90% des tests.

Mousses à raser et dentifrices sont introduits par pression dans l’estomac des animaux ; d’énormes doses de produits dépilatoires ou de colorants provoquent d’atroces ulcères; des substances irritantes sont appliquées dans les yeux des lapins immobilisés (test “Draize”), jusqu’à que l’œil soit ulcéré. D’autres tests provoquent des hémorragies, des convulsions, et après une lente et douloureuse agonie, l’animal meurt.

Test Draize

Pour tester par exemple un nouveau shampoing, une grande quantité de lapins sont introduits dans des caissons qui n’ont qu’un trou pour la tête, afin d’empêcher l’animal de se cacher et de bouger. Ce trou est aussi étroit que le cou de l’animal.

Pendant plusieurs jours, les “chercheurs” leur versent dans les yeux une solution concentrée du produit en question, et l’œil sain servira de référence. Pourquoi utilise-t-on des lapins ? Car ces animaux ne produisent que très peu de larmes, ainsi, l’œil de l’animal ne peut éliminer la substance introduite. En plus, pour une plus grande sécurité, ses paupières sont maintenues ouvertes à l’aide de pinces, ce qui fait que l’animal ne peut même pas cligner des yeux et les fermer lorsqu’il sent le contact de la substance douloureuse. Il ne peut absolument pas soulager sa souffrance.

La réaction la plus forte provoque la perte de la vue, et communément des irritations et des gonflements. L’animal crie, frappe le caisson avec ses pates afin de trouver un soulagement, et beaucoup se cassent la colonne vertébrale dans leur tentative désespérée de fuir la douleur.

Test dermatologique

C’est un autre exemple parmi tant d’autres. Il est indispensable de mettre la peau à découvert; on arrache donc les poils avec une bande adhésive. L’animal est immobilisé afin qu’il ne gratte paso u ne se lèche pas sa future blessure. On lui applique les substances irritantes destinées à être testées puis on recouvre la partie du corps testée avec un plâtre adhésif.  Quelques jours plus tard, les “chercheurs” observent la réaction de l’irritant. Cette expérience est répétée sur la même partie du corps pendant une année entière.

 

 

Les animaux de compagnie sont la matière première des laboratoires

Bien que des millions de personnes possèdent et adorent leurs animaux de compagnie, ils ignorent le sort de leurs semblables dans les laboratoires scientifiques.

Conditions de vie déplorables, transports, violence, enfermement, manque de soins...

Empoisonnement, mutilations, brûlures, électrocutions, privations d’eau et de nourriture, mise en situation d’angoisse et de détresse pour des études comportementales, physiques ou chimiques, abandons, morts.

Il y a des milliers d’exemples de barbarie et de cruauté, comme par exemple le fait d’interdire en France, toute manifestation de tendresse ou de soin envers les animaux de laboratoire. Les chercheurs sont en effets poussés à considérer les animaux comme des objets et non comme des êtres sensibles. Le sadisme de certains ne fait qu’aggraver cette situation déjà très critique.

 

Enjeux économiques au détriment du progrès et de l’éthique

L’expérimentation animale représente un marché juteux de plusieurs milliards d’euros. Nos impôts financent aussi ce commerce lucratif. Seule une volonté politique permettra de développer des méthodes alternatives qui, non seulement sonneront le glas de cette tradition scientifique mais qui permettront également une avancée majeure dans le domaine du progrès médical.

Grand nombre d’industries sont gagnantes: les éleveurs et fournisseurs d’animaux, les transporteurs, les fabricants de matériel, de produits alimentaires, les laboratoires, etc.…

 

Cette pratique infâme, financée par nos impôts ou au travers de dons à la science, collabore indirectement à la pérennité de ces expérimentations, malgré l’existence de méthodes alternatives, au lieu de financer le progrès scientifique. Si l’argent destiné à l’expérimentation animale était consacré à la recherche de méthodes de substitution, cela permettrait de faire progresser énormément la recherche.  Si les gens savaient ce qui se passe réellement dans les laboratoires, beaucoup refuseraient de financer de tels projets. D’ailleurs, l’augmentation sur le marché de produits « non testés sur les animaux » démontre que les consommateurs sont chaque jour plus exigeants quant à la qualité éthique des biens de consommation.

Développement de méthodes alternatives

Plus fiables, moins chères et aux résultats plus rapides, les méthodes alternatives ont aussi le grand avantage d’être éthiques et d’être à la pointe du progrès étant donné leur récente élaboration.

Culture de cellules, de tissus, d’organes et de micro-organismes, biologie moléculaire, études de tissus post-mortem, simulations informatiques, recherches cliniques sur des patients volontaires, dissection virtuelle, etc.… Aujourd’hui, il existe une méthode alternative pour tester la toxicité de la majorité des produits. Peu couteuses, plus efficaces, plus rapides et respectueuses des êtres vivants.

3 milliards d’euros sont consacrés à l’expérimentation animale alors que seulement 12 millions d’euros sont alloués à la recherche de méthodes alternatives.

Beaucoup d’organisations comme le Physicians Comittee for a Responsible Medicine, EuroNICHE, the American Anti-vivisection Society, the National Anti-vivisection Society, the New England Anti-vivisection Society et beaucoup d’autres, développent et proposent des méthodes qui ne supposent aucune souffrance pour les animaux (comme par exemple la faculté de Médecine de Stanford, Harvard, NY, Ohio,... n’utilisent pas d’animaux pour les travaux pratiques et l’Israël a interdit de réaliser des expériences dans le domaine de l’enseignement).

  • Expérimentation animale : l’avis d’un vétérinaire, cliquez ici.
  • Les MYTHES de la vivisection: progrès de la recherche médicale, plus d'informations ici
  • Articles complets sur les dangers  de la vivisection: Mouvement des infirmières contre la vivisection, voir site
  • Expériences sur les primates : une parenté dangereuse pour l’homme, cliquez ici.

Jusqu’à que nous, citoyens, ne dénoncions pas ces méthodes, et tant que nous consommerons le fruit de ces actes cruels, des millions d’animaux continueront de souffrir chaque année. Victimes de notre indifférence.

Pour signer la pétition: ici (voir bas de la nouvelle page)

Il existe des produits non testés sur le animaux: ils ne sont pas plus chers, ni moins efficaces. Ils sont simplement plus éthiques.

Est-ce que quelqu'un peut imaginer la souffrance et la mort terribles de ces animaux?

Ces entreprises pratiquent l'expérimentation animale:

L'Oréal, Procter& Gamble, Ariel, Pampers, Colgate-Palmolive, Tampax, Hugo Boss, Kleenex, Nestlé, etc

  • Voir une liste non exhaustive des entreprises qui testent sur les animaux.
  • Voir une liste non exhaustive des marques NON testées sur les animaux. Les produits non testées le mentionnent généralement sur l'emballage.
  • Voir liste des produits labélisés One Voice: plus d'informations ici.

SEMAINE MONDIALE POUR LA LIBERATION DES ANIMAUX DE LABORATOIRE DU 17 AU 24 AVRIL plus d'info ici

Documentaire ARTE sur les singes utilisés dans les laboratoires, en 6 parties:

 

 

Votre note : Aucun(e) Moyenne : 4 (3 votes)