Réchauffement climatique : ne réfrénons pas nos ardeurs !

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L’objectif de la Conférence de Copenhague, en décembre 2009, est de trouver un accord ambitieux et équitable entre tous les pays. Pour être ambitieux, les pays industrialisés doivent être exemplaires et réaliser une réduction drastique de leurs émissions de GES (Gaz à effet de serre).

Pour être équitable, ces derniers doivent aussi aider les pays en développement à réduire leurs émissions de GES et s’adapter aux conséquences déjà visibles du changement climatique.

Limiter le réchauffement planétaire en dessous de + 2°C

L’EFFET DE SERRE EST UN PHÉNOMÈNE NATUREL qui permet d’avoir une température viable à la surface de la Terre. Mais voilà… Nos modes de vie engendrent des émissions de gaz à effet de serre (GES) largement supérieures à celles que la planète peut absorber et déstabilisent notre climat provoquant des impacts irréversibles. Pour éviter le pire des scenarii, il est nécessaire de maintenir l’augmentation de la température mondiale en 2100 en dessous de + 2°C par rapport à 1850.

L’équité dans la lutte contre les changements climatiques

PARCE QUE LES PAYS INDUSTRIALISÉS sont responsables des émissions passées de GES, qu’ils restent aujourd’hui de grands émetteurs et qu’ils possèdent des ressources financières et technologiques, ils doivent être les premiers à réduire massivement leurs émissions de GES. Ils doivent aussi aider les pays du Sud à réduire les leurs et à s’adapter aux impacts à venir. L’équité implique donc une solidarité internationale, intégrée à tous les mécanismes du futur accord de Copenhague.

Réduire les émissions de gaz a effet de serre

LA SOLUTION la plus efficace pour protéger notre climat est simple: réduire massivement nos émissions de gaz à effet de serre (GES) dans tous les secteurs. Pour éviter des impacts irréversibles du changement climatique, les émissions mondiales de GES doivent atteindre leur pic d’ici à 2015 pour décliner ensuite de manière drastique. Pour y arriver, les pays industrialisés doivent s’engager, à réduire leurs émissions de plus de 40 % en 2020. Cette réduction programmée des émissions de GES doit aussi avoir lieu dans les économies émergentes (Chine, Inde, Brésil…), en prenant en compte la faible part de leur responsabilité dans le phénomène actuel et leurs ressources financières limitées.

Intégrer la lutte contre la déforestation

LES FORÊTS CONSTITUENT D’IMPORTANTS RÉSERVOIRS DE CARBONE car les arbres en croissance captent et stockent du CO2. Cependant, 13 millions d’hectares de forêts disparaissent tous les ans (la superficie de la Grèce !), représentant autant d’émissions que les secteurs des transports au niveau mondial. Ainsi, l’accord de Copenhague doit impérativement inclure la lutte contre la déforestation et la dégradation des forêts, celle-ci revêtant d’autres intérêts indispensables : la protection de la biodiversité (½ des espèces terrestres mondiales sont abritées par les forêts primaires) et la garantie des droits des peuples autochtones (la survie de 1,6 milliards de personnes dépend des ressources forestières)

Aider les pays en développement à s’adapter

MÊME EN RÉDUISANT MASSIVEMENT nos émissions dès aujourd’hui, certains impacts climatiques seront inévitables (hausse du niveau des océans, évènements climatiques extrêmes, etc.). Pour les affronter, l’adaptation est indispensable au Nord comme au Sud. Les pays en développement sont plus vulnérables aux impacts des changements climatiques que les pays industrialisés car ils ne possèdent pas les moyens techniques, humains et financiers pour y faire face. Nous sommes donc confrontés à une situation « d’injustice climatique » : les populations les moins responsables du réchauffement de la planète en sont les principales victimes. Les pays industrialisés doivent ainsi s’acquitter de leur dette écologique en soutenant l’adaptation des pays en développement: 40 milliards d’euros par an au minimum sont nécessaires d’ici à 2020.

Aider les pays en développement à réduire leurs émissions

L’ENJEU COMMUN ET GLOBAL est bien de réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES). Il faut donc permettre aux pays en développement (PED) d’éviter de reproduire l’erreur des pays industrialisés, à savoir baser leur développement sur les énergies fossiles. Selon les estimations, 70 milliards d’euros par an au minimum sont nécessaires d’ici à 2020 pour mettre en place des mesures de réduction dans les PED dans les secteurs de l’énergie, de l’industrie, de l’agriculture, de la forêt, etc. La source de cet article peut être téléchargée ici.

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