Taxe Carbone et dérèglement climatique

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« L’écologie est aussi et surtout un problème culturel. Le respect de l’environnement passe par un grand nombre de changements comportementaux », Nicolas Hulot. Cette citation, les gouvernements commencent à l’appliquer. Pour dire qu’il agit pleinement dans l’enrayement du dérèglement climatique, le Gouvernement français a trouvé bon de mettre en place une taxe, dont le but serait de limiter, in fine, les émissions de dioxyde de carbone dans l’air. Son principe ? « POLLUEUR, PAYEUR ».

Cette taxe carbone « à la française », appelée également "Taxe environnementale", est censée forcer les ménages à adopter des pratiques de consommation et d’achat plus sobres en carbone et en énergie. Mais elle fait débat et provoque les soupçons, les incompréhensions. En effet, si la question climatico-écologique touche de plus en plus de personnes, la mise en place d’une taxe fait se poser la question de l’ efficacité de celle-ci, et de son intégration sociale. Et précisément, le point faible de ce système quant à son insertion sociale réside en ce qu’elle va peser sur les ménages.

Economiquement parlant, la contribution climat énergie se traduit par « une hausse de 4,5 centimes par litre de fioul et de gazole ; 4 centimes par litre d’essence ; 0,4 centimes par KwH de gaz », selon Nicolas Sarkozy. On peut donc se demander si c’est judicieux, car les ménages sont après tout le moteur principal de la préservation de l’environnement… Et il serait préférable qu'ils agissent de leur plein gré plutôt que sous une contrainte qu'ils pourraient détester et rejeter. Ce n’est pas la meilleure solution que de mettre en place une politique de prime abord hostile à la majorité de la population ! Cela dit, les charges supportées par les ménages devraient a priori être compensées par des baisses d’impôts sur le revenu, ou encore par l’attribution de « chèques verts ». Autant de promesses qui devraient donner confiance aux moins convaincus.

Du coté des entreprises, la polémique est moins importante. Dès 2010, le Gouvernement prévoit le remplacement de la taxe professionnelle par la taxe environnementale, ce qui est assez encourageant pour le monde entrepreneurial. A l'étranger, les choses sont sensiblement différentes. Malgré certains de ses aspects, qui ne la rendent pas populaire, la taxe carbone fait des émules. L’Allemagne s’est ainsi engagée à l’adopter pour 2012. De leur côté, la Suède et le Danemark ont été les premiers à mettre en place un tel système, au début des années ’90. Une des conclusions que l’on peut tirer de tout cela est que le dérèglement climatique, point phare de toutes les préoccupations à l’heure actuelle, prend un tout autre tournant – à une ère où le monde va en se politisant - beaucoup plus économique et financier qu’écologique et humanitaire.

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